Audience au TAR du Latium : les nouvelles règles de TVA pour les entreprises extra-communautaires
Une audience administrative importante s’est tenue récemment à Rome pour examiner l’impact des nouvelles règles fiscales italiennes sur les entreprises internationales. Le Tribunal administratif régional du Latium a examiné le 28 janvier 2026 les dispositions introduites par le ministère de l’Économie et des Finances concernant l’immatriculation à la TVA des sociétés étrangères.
Nouveau cadre réglementaire
Conformément aux récentes modifications législatives, les entreprises non européennes exerçant des activités en Italie doivent désigner un représentant fiscal local et s’inscrire au système d’échange d’informations sur la TVA (VIES). La réglementation actualisée exige maintenant que ces entreprises fournissent une garantie financière substantielle – généralement une caution bancaire de 50 000 € sur trois ans – avant d’obtenir leur immatriculation à la TVA.
Le contentieux
Plusieurs sociétés basées en Asie, principalement en Chine, ont contesté ces exigences par des voies juridiques formelles. Leur recours a fait suite à un rejet initial par les autorités administratives et à un examen ultérieur par le Conseil d’État italien, qui a reconnu la complexité des questions juridiques en jeu.
Questions procédurales
Le tribunal a d’abord examiné si le recours respectait les délais de dépôt. La procédure administrative standard accorde 60 jours pour les recours, mais des exceptions existent pour les parties internationales qui peuvent bénéficier de 150 jours en raison des complexités transfrontalières.
La défense de l’État a fait valoir que les sociétés disposant d’un représentant fiscal en Italie devaient être considérées comme équivalentes à des entités italiennes aux fins des délais de procédure. Par conséquent, selon cette interprétation, le délai court de 60 jours serait applicable.
Les sociétés appelantes ont fait valoir que, malgré la présence du représentant fiscal, les décisions de la société et les actes notariés nécessaires émanent du siège social étranger, ce qui allonge inévitablement les procédures. C’est pourquoi, selon leur interprétation, le délai prolongé de 150 jours devrait s’appliquer.
Enjeux juridiques fondamentaux
Si le tribunal accepte le recours, il évaluera si les exigences de garantie financière constituent des charges administratives disproportionnées. Les entreprises soutiennent que les plateformes de commerce électronique modernes assurent déjà un contrôle adéquat de la TVA, rendant des garanties supplémentaires inutiles pour les opérateurs à faible risque.
De ce point de vue, appliquer les mêmes restrictions aux opérateurs dont les modèles économiques présentent un faible risque fiscal violerait le principe de proportionnalité, un élément fondamental du droit administratif italien et européen.
Statut d’application actuel
Dans l’attente de l’examen judiciaire, les règlements restent pleinement en vigueur. Les entreprises internationales doivent continuer à se conformer à toutes les exigences existantes, y compris les dispositions relatives aux garanties financières.
Pour les entreprises non membres de l’UE qui doivent déjà se conformer à ces obligations, vous pouvez en apprendre davantage sur les exigences et les procédures de soumission de la garantie financière requise pour l’enregistrement VIES sur le site web spécialisé.
Évolutions attendues
La décision du tribunal, attendue dans les six mois, établira des précédents importants concernant :
- Le traitement procédural des entreprises à structure internationale
- L’interprétation des délais de dépôt administratifs
- L’analyse de proportionnalité des exigences réglementaires
Implications plus larges
Cette procédure représente un examen critique de la manière dont les administrations fiscales nationales équilibrent le contrôle réglementaire et la facilitation du commerce international dans des économies de plus en plus numérisées.
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